Tatev

Nous avons moins de cinquante kilomètres à parcourir pour atteindre le monastère. Mais il s’agit d’une petite route de montagne. Alors que nous longeons la frontière avec l’Azerbaïdjan, de chaque côté nous apercevons du scotch jaune (“yellow scotch of the police”) et des petites pancartes : “danger mines”. Très rassurant comme endroit … Le jour commence à décliner. Il faut se rendre à l’évidence, nous n’atteindrons pas le monastère ce soir. Nous trouvons un “bivouac” près d’une rivière. Juste assez de place pour poser le camping-car. Alors que je commence à ranger devant, la petite voix d’Hanaé se fait entendre : “Maman, il y a une lumière rouge qui clignote”. Coup d’œil rapide du panneau de contrôle, effectivement nous n’avons plus d’eau. Moment de panique, comment avons nous vidé les 140 litres du réservoir ? Une fuite ? Un tuyau cassé par le gel ? Non, tout simplement une botte posée sur la soupape de secours du chauffe-eau ! La pompe a donc évacué totalité de notre eau propre. Heureusement, la rivière n’est pas loin. Pendant que Simon commence à remplir le réservoir, un passant jette sa poubelle du haut du pont directement dans la rivière. Ça fait plaisir, merci l’écologie !

Le lendemain, nous reprenons la route. En chemin, nous nous arrêtons au pont du diable. Il y a normalement des piscines naturelles d’eau chaude. On y croit, on prépare les maillots. En fait l’eau est franchement crasseuse et pas très chaude. Personne n’est très motivé. On laisse tomber.

On termine la route vers le monastère. Ça monte pas mal. Sur la fin, on trouve de la neige, mais ça passe ! On s’arrête au bord de la route. Il y a une vue magnifique sur le monastère que l’on visitera demain !

Depuis hier soir, Hanaé ne parle que de jouer dans la neige. Alors une fois le petit-déjeuner avalé, elle se dépêche d’enfiler sa combinaison pour construire un château de neige ! On fait quatre belles tours (que Mathis détruit avec beaucoup de soin au fur et à mesure de la construction) et une jolie muraille (que Mathis piétine au fur et à mesure de la construction).

Pendant ce temps, Simon bricole. Il doit refixer les jerricans d’essence (on ne devrait plus en avoir besoin) et il a trouvé une nouvelle fuite d’huile !

Une fois tous ces ouvrages terminés, nous descendons visiter le monastère. Le monastère est perché en nid d’aigle au dessus du canyon de Vorotan, à plus de 1500 mètres d’altitude. Il est posé au milieu d’un somptueux décors. Les montagnes enneigées alentours sont superbes.

Le monastère a longtemps été un centre culturel de premier plan, avec la présence d’étudiants en sciences humaines et en théologie pendant le Moyen-âge. Il a malheureusement été très endommagé lors du tremblement de terre de 1931. Les travaux de restauration ne sont pas terminés. On peut tout de même visiter l’église Saints-Pierre-et-Paul qui est la plus ancienne. La seconde église, l’église Saint-Grégoire est également restaurée. À l’entrée de trouve un moulin à huile. Malheureusement, il n’est pas ouvert.

En remontant vers le camping-car, on fait la connaissance de Yaya, qui vient de Bruxelles. Il voyage en stop et transporte sa tente dans son sac. Il va jusqu’en Inde puis retournera au Maroc en avion avant de rentrer à Bruxelles. Hanaé discute un bon moment avec lui. Il l’écoute avec beaucoup d’attention. Elle est très fière de lui montrer son carnet de voyage, il ne va pas en louper une page !

Nous l’aurions bien aidé à avancer sa route, mais il part dans la direction opposée.

Nous redescendons vers Sisian.

2 thoughts on “Tatev

  1. Magnifique ce monastère, quelle finesse dans les sculptures.
    Des prises de vues extrêmement belles.
    Si j’en crois une photo, il y a encore des moines?

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