Ispahan

Sabouri que nous avions rencontré à Bandar-Abbas, nous a donné le contact de quelqu’un qu’il connaît sur Ispahan et qui est prêt à nous guider dans la ville. Nous avons des problèmes de téléphone. Heureusement, nous avions prévu le coup et nous trouvons Saied sans problème.

Il nous propose de garer le camping-car en sécurité et de continuer avec sa voiture. Ça nous convient tout à fait, parce que circuler en ville avec le camping-car, c’est pas ce qui se fait de mieux …

Nous commençons par le palais Ali Qapu. Il s’agit d’un palais à plusieurs étages. Sa fonction n’a jamais été très claire. Ce qui est sûr, c’est qu’il a été construit en plusieurs étapes, à différentes époques. Il ne fait pas très beau. Lorsque nous sommes sur la terrasse, la vue n’est pas exceptionnelle, c’est dommage.

Alors que nous sortons du palais, Mahdi nous rejoint. C’est un copain de Saied, ce dernier lui a demandé de venir parce qu’il trouve que son anglais n’est pas assez bon. Nous avons donc deux guides pour la journée !

Nous longeons le bazar pour atteindre la mosquée du Shah. Nous passons devant la madrasa encore en activité aujourd’hui. Nous allons sous la coupole découvrir un point intéressant. Si l’on se met sur le repère, tout ce qu’on dit est répercuté sept fois. Tout le monde tente l’expérience.

En ressortant, les enfants ont faim. Nous allons vers un restaurant traditionnel. Nous découvrons le beryouni. Il s’agit d’une spécialité d’Ispahan, de la viande hachée servie dans du pain.

Nous reprenons la voiture pour aller visiter le hammam Ali Qoli Aqa. Il a été construit à l’époque safavide. Ça ressemble beaucoup aux bains que nous avons déjà visités.

Il fait déjà presque nuit lorsqu’on ressort. Nous nous arrêtons au pont Si-O-Sel. C’est un pont qui est censé passer au dessus de la rivière Zayanderud. Mais elle est entièrement sèche. Son cours a été détourné pour irriguer les champs. Les gens sont clairement mécontents, plus tôt dans la journée nous avons vu une manifestation. Sur chaque rive, se trouvent deux lions qui se font face. Dans la pénombre, lorsqu’on se met auprès de l’un, on voit les yeux de l’autre briller en face. Les enfants passent un bon moment à chevaucher ces lions. Nous traversons à pieds, on s’arrête pour écouter les chanteurs. Les voûtes du ponts offrent une jolie acoustique.

Il fait froid, mais nous allons prendre une glace. Il s’agit d’une glace au safran, c’est excellent. Par contre, c’est accompagné d’espèces de vermicelles au chocolat blanc. C’est visiblement une spécialité d’Ispahan mais on ne peut pas dire que ce soit une grande réussite …

Nous récupérons le camping-car. Saied rentre rejoindre sa famille. Nous raccompagnons Mahdi chez lui, sa mère veut absolument nous voir ! C’est comme ça que nous allons passer plusieurs jours dans une famille iranienne.

One thought on “Ispahan

  1. Des chanteurs se retrouvent régulièrement sous ce pont pour chanter car c’est une activité illégale en théorie. Mahdi nous explique que ce n’est pas spécialement le chant ou la musique en soit qui est interdit, mais plutôt le regroupement de plusieurs personnes qui en découle. Les autorités n’ont en effet pas envie que les gens aient l’opportunité d’avoir des discussions publiques pouvant potentiellement dévier sur des discussions politiques …

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