Sources de Shivert

On prend une route goudronnée. Mais on ne peut pas dire qu’elle soit en très bon état. Il faut éviter les nids de poule et les bosses donnent parfois un peu le mal de mer.

On trouve des chameaux sur le bord de la route. Il s’agit des dunes d’Elsen Tasarkai, un coin très touristique. Puisque nous n’avons pas pu faire de chameau dans le Gobi, nous décidons de nous arrêter. Les enfants sont hystériques en découvrant les chameaux. La balade nous mène au pied d’une dune que nous escaladons. Ce n’est pas une très longue promenade, mais ce n’est pas plus mal. Le chameau, c’est moins confortable que le cheval !

On s’arrête à Kharkhorin, juste le temps de faire le plein d’eau (il ne reste que 20l !) et d’essence. Puis on prend la direction de Tsetserleg. On a repéré deux sites proposant des bains dans des sources d’eau chaude. En effet, nous sommes dans une région avec d’anciens volcans, ce qui explique la présence d’une source d’eau à 85°C.

Nous nous décidons pour la source de Shivert, la piste pour y aller nous semble plus sûre que celle qui mène à Tsenkher. La source se situe à environ 20km de la route goudronnée.

En effet, la piste est bonne, et nous atteignons notre but en début de soirée. On savait que les bains étaient aménagés dans un ancien sanatorium de l’ère soviétique, mais en arrivant, c’est franchement glauque. Simon va se renseigner. Il ne trouve personne à l’accueil qui parle anglais, les réceptionnistes se contentent de le regarder en gloussant. C’est finalement un client de l’hôtel qui lui explique qu’à cause de la pluie, il y a une coupure d’électricité. Les bains ne sont donc pas accessibles. Ça explique le côté un peu fantomatique du coin. Dans la soirée, les lumières reviennent, c’est un peu plus gai et on a bon espoir de pouvoir se baigner le lendemain.

Hanaé est trop contente. Pendant que je prépare le petit-déjeuner, elle prépare les affaires de piscine. Et elle n’oublie rien ! C’est donc vers 9h30 que nous nous présentons à l’accueil. Comme la veille, nous n’obtenons que des gloussements en guise de réponse … Une des clientes parle un poil d’anglais. Elle nous explique que la piscine n’ouvre qu’à 18h. Trop tard pour nous … Mais il y a un autre camp de touristes à côté. On va se renseigner. Le gardien est assez peu conciliant, le bain est vide et il nous annonce donc un tarif exorbitant.

Simon connait le numéro de la chambre de la personne qu’il a vu hier. On frappe à sa porte. Grande stupeur, en fait la chambre est immense, avec quatre lits doubles. Il y a une table de camping avec un barbecue électrique dessus. Les parents sont en train de cuisiner. Ils ont visiblement deux filles et deux petits enfants. Tout le monde est entassé dans cette chambre pour les vacances, c’est un beau souk !

Encore une fois, nous sommes très bien accueillis. On nous trouve rapidement un siège. On se retrouve avec de la viande grillée, des pommes de terre et des carottes. Les enfants sont gavés de bonbons et de confiture de fraises des bois. On explique le soucis par rapport au bain extérieur. On essaie de comprendre comment on fait pour accéder au bain intérieur. Il faut visiblement passer devant un médecin qui détermine si tu as besoin d’un bain ou pas. Mais il n’y a pour le moment pas de place. Tant pis, on s’apprête à repartir. Mais le père semble encore plus déçu que nous, il nous demande d’attendre. Il revient moins de 5min plus tard. C’est bon, c’est réglé, on a accès immédiatement à 10min de jacuzzi ! En fait, il s’agit de baignoires individuelles, avec des souffleries. On apprécie quand même grandement le bain chaud. En repartant, on comprend que le monsieur nous a laissé sa place. Vraiment super gentil !

Après la baignade, on reprend le camping-car en direction de Tsetserleg. Il y a une guesthouse, et nous avons toujours besoin d’informations sur la route que nous voulons prendre pour rejoindre la frontière. On rencontre du monde, mais difficile d’avoir des infos fiables. Entre le guide qui prétend qu’il faut un permis spécial et celui qui nous conseille de prendre la route sud …. On n’est pas plus avancés …

Tant pis, on reprend notre route. On croise un camion aménagé. Des Allemands, ils ont l’intention de prendre la même route que nous. On s’échange nos adresses mail, on se tiendra au courant !

On longe les gorges de Chuluut.

On arrive dans une très belle vallée où la rivière a creusé un profond canyon dans une ancienne coulée de lave datée d’un y a environ un million d’années. La Chuluut coule au fond d’un très beau canyon au parois verticale, profond d’une cinquantaine de mètre. Chuluut signifie « pierre », sans doute en référence aux nombreux galets que la rivière transporte.

Peu après avoir admiré les gorges, on quitte la route goudronnée pour rejoindre le volcan Khorgo. Il se situe dans une région protégée. On doit donc payer un droit d’entrée, comme pour tous les parcs, 3000 tugriks par personne. Mais cette fois en plus, on doit payer une taxe de nettoyage du site de 1000 tugriks par personne. La piste qui mène au pied du volcan n’est pas très bonne, mais heureusement, pas très longue non plus.

On trouve un petit coin bien sympa pour le bivouac. On ira voir le volcan demain !

2 thoughts on “Sources de Shivert

  1. Toujours de très belles images, merci de nous les partager. Le mal de mer sur la route était une mise en conditions pour la balade à dos de chameaux. Vous rencontrez des gens super sympa et ça fait du bien de savoir qu’il y a des personnes qui vont à contre-courant du fonctionnement de beaucoup d’autres et qui sont capables de voir autre chose que leurs intérêts personnels. Il faut oser aller à la rencontre de l’autre et votre périple est une bonne leçon sur le sujet.

  2. petite question que je me pose: Papoun aurait-il eu le mal de mer à dos de chameau?
    merci de ces belles cartes postales et bises à tous

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