On en est où ?

Voilà bien longtemps que nous n’avons pas donné de nos nouvelles. Pourtant, on a fait pas mal de choses depuis notre retour en France !

Après moultes hésitations, nous avons décidé d’atterrir à Paris et de passer quelques jours chez mes parents à Pouilly. La bonne odeur de paella émanant des cheminées de l’usine William Saurin nous manquait !

Non, plus sérieusement, après le stress de l’accident, nous avions un réel besoin de nous ressourcer en famille. Les enfants ont retrouvé avec joie Papy et Mamie, le jardin et les balançoires. J’ai pu faire un peu de couture. Simon en a profité pour finir de passer son examen de plongée.

Nous avons passé notre premier weekend en Belgique. Hanaé avait tellement envie de manger des vraies frites que l’on n’a pas résisté à l’envie d’aller voir mon frère à Bruxelles. Nous en avons profité pour visiter le musée Horta et les serres royales. Ça nous a fait un drôle d’effet de faire la queue au guichet pour prendre une place de musée ou qu’on nous demande de laisser nos affaires au vestiaire … Va falloir se réhabituer ! Nous avons passé un excellent weekend, arrosé de bonnes bières ce qui nous a bien remonté le moral 🙂

Nous passons un second weekend à Strasbourg chez mon frère pour y fêter les 20 ans de ma nièce (le temps passe). C’est un super moment. En plus, j’ai le plaisir d’accompagner ma filleule à sa compétition de GRS et surtout la fierté de la voir se qualifier pour la coupe de France !

Puis, nous nous sommes penchés sur notre avenir. Une grande envie de repartir. Nous avons donc cherché un véhicule qui convienne à la fois pour un petit voyage et pour que je puisse aller bosser tous les jours à Annecy. Simon avait étudié la question avant notre départ de Turquie. Il avait choisi quelques modèles qui lui semblaient convenir. Nous avons fait le tour des concessions. Nous avons « craqué » pour un Ford Tourneo Connect. Bien au delà du budget que l’on s’était fixé, mais au moins disponible de suite. Enfin, c’est ce qu’on pensait jusqu’à ce qu’on aille signer les papiers de la vente. Le garagiste nous annonce quinze jours de délai (le temps de faire passer le carrossier, de refaire les plaques, la demande de carte grise, etc.).

Ça nous blase un peu. Mais c’était sans compter la gentillesse de mes parents qui nous prêtent leur van (quasi neuf). Nous voilà donc embarqués dans un beau Trafic aménagé. Nous sommes en route vers la Normandie. Nous décidons de passer par Fécamp où nous visitons le palais Bénédictine, l’usine de distillation de ladite Bénédictine. La recette a d’abord été élaborée par des moines puis s’est perdue au cours du temps. C’est Alexandre Le Grand, négociant en vins, qui l’a retrouvée dans un vieux grimoire au XIXe. Il érige alors un palais qui lui permet de distiller cet alcool. La visite commence par le musée d’art, puis la distillerie pour finir sur une dégustation. Nous ne sommes pas transportés, mais nous avons tout de même apprécié cette visite.

Nous nous dirigeons ensuite vers Etretat et ses fameuses falaises. Il est tard, nous décidons de nous trouver un bivouac. Première déconvenue, beaucoup de parking (et même de routes) sont « interdits aux camping-car ». On décide donc de sortir de la ville pour trouver autre chose. Il y a bien une aire de services, mais elle est fermée la nuit : impossible d’y dormir. Nous partons donc vers un point indiqué sur park4night en espérant trouver un coin sympa en route. Il faut vraiment qu’on se réadapte, finies les grandes steppes et les coins sauvages. Ici, chaque parcelle de terrain est privée, impossible de se poser quand et où l’on veut. On arrive au phare qu’on avait repéré. Il y a déjà quatre autres vans (dès qu’on s’approche, les gens se pressent au fenêtres pour voir qui arrive), c’est tout goudronné, il y a des barbelés … Bref, ça ira bien pour une nuit. On a quand même connu mieux !

Pour un couple, le van de mes parents est sans doute bien adapté. Mais avec des enfants et des sièges auto, c’est un enfer. On se retrouve à dormir à quatre dans le toit relevable. Je passe mon temps à dire aux enfants de faire attention à ne pas faire de tâches ou à ne pas abîmer les sièges et autre équipement. Finalement, on arrive à tous se caser. On dort plus ou moins bien. Mais au matin, on prend la décision de filer jusqu’à Cherbourg chez les parents de Simon pour s’économiser une nuit dans le van.

On marche quand même sur les sentiers qui mènent aux falaises. On déambule dans les rues d’Honfleur. On fait un arrêt à Saint-Mère-Eglise pour montrer à Hanaé le parachutiste « pendu » (l’occasion pour nous aussi de revisiter notre histoire, parce qu’en relisant les panneaux on se rend compte qu’on n’est pas du tout au point). On passe voir les véhicules de la guerre sur le parking du Normandy Victory Museum (le musée a l’air pas trop mal, mais avec les enfants, ça risque d’être trop long …). Après cette journée bien chargée, nous nous posons avec plaisir chez les parents de Simon !

Comme bien souvent en Normandie, le temps est instable. Mais nous arrivons quand même à profiter d’une escapade sur la plage avec les enfants, ravis de mettre les pieds dans l’eau et les mains dans le sable. Nous visitons également le manoir du Tourp. D’abord de nuit, à l’occasion de la nuit des musées (l’occasion pour Mathis de prendre peur face à un oiseau géant) puis de jour pour profiter de la très bonne exposition sur la faune et la flore du littoral. Nous faisons également une promenade en bateau dans la rade de Cherbourg.

Simon en profite également pour faire le tri dans ses affaires puisque la maison est vendue et qu’il faut la vider. Nous savourons donc de notre dernier petit-déjeuner sur la terrasse face à la mer !

Nous descendons vers Nantes. En passant nous nous arrêtons dans l’Orne pour voir le grand-père de Simon. Nous passons une nuit chez mon oncle près de Rennes. Les enfants sont trop contents de voir les poules et le potager, mais ils ont un poil peur des chiens. Nous terminons notre road-trip à Nantes chez ma sœur (où l’on débarque par surprise). Entre les différentes activités des enfants, le weekend est très chargé. Mais nous sommes heureux de revoir la famille ! Tout le monde nous a beaucoup manqué pendant le voyage.

Ce passage à Nantes nous permet aussi de passer quelques heures avec les Chapronsbougent. Nous les avions laissés à Bichkek, ils sont rentrés depuis le mois de mars. Ils ont vendu leur véhicule mais ont qu’une seule envie : repartir !

Nous faisons la route presque d’une traite pour rentrer à Laon. La voiture est disponible, ne perdons pas de temps ! S’écoule alors une semaine et demie. Pendant que Simon bricole pour aménager la voiture, je m’occupe des enfants et du jardin. Mes parents partent pour les États-Unis, c’est donc nous qui profitons de la récolte de fraises !

Nous sommes contraints de retourner dans l’Orne. Une fois l’aménagement de la voiture terminés, nous filons à Bréel. Nous y retrouvons cette fois la famille de Simon. Nous avons réussi à voir presque tous nos frères et sœurs (Atlanta, ça fait encore un poil trop loin ….).

L’assurance nous appelle. Le camping-car est livré dans un garage à la Motte-Servolex. Il n’y a pas de temps à perdre, nous devons rentrer à la maison !

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