Copenhague

Au bivouac après Stockholm, on se rend compte que notre réchaud est de nouveau encrassé. Dans la semie-obscurité (fini le soleil de minuit !), Simon tente de le nettoyer. Mauvaise idée, il fait tomber une pièce. On commence à la chercher à la lueur des frontales. Peine perdue. On mange froid, et au réveil on reprend les recherches. C’est pas mieux avec de la lumière. La mort dans l’âme, on décide de rouler vers Copenhague en réfléchissant à une solution …

Dans la plus grande ville qu’on traverse, on cherche tous les magasins de sport qui vendent de l’Optimus. Aucun n’a la pièce que l’on recherche. Simon s’arrête dans un magasin à mi-chemin entre la Foire-Fouille et Ikéa, bien décidé à trouver un réchaud de sauvetage. Finalement, il revient avec des hot-dogs !

Le soir, on bivouaque près d’un lac. Il y a un foyer. On mange chaud quand même. La journée se termine mieux qu’elle n’a commencé.

Au réveil, Simon rallume un feu. On a vraiment besoin de boire un truc chaud avant d’attaquer la journée. Ça nous permet de partir du bon pied. On roule en direction de Copenhague. On prend notre dernier ferry en Helsingborg et Elseneur. Il fait beau, il fait bon, ça fait un bien fou.

On a à peine mis les pieds au Danemark qu’on s’arrête pour visiter le parc du château de Kronborg. Il s’agit d’un château de la renaissance. Il est connu pour être le cadre de la tragédie d’Hamlet.

On reprend ensuite la route vers le château de Frederiksborg. C’est le château dans lequel la famille royale résidait et où les rois y étaient sacrés lorsque le Danemark était une monarchie absolue. On visite uniquement les jardins. Malheureusement, une bonne partie est en reconstruction.

On termine notre route jusqu’à Copenhague. On décide de commencer par le quartier de Christiania. Il s’agit d’un quartier créé à l’origine par des squatters, chômeurs et hippies qui l’ont ensuite autoproclamée  » ville libre de Christiania ». A ce titre, elle a été gérée de 1971 à 2013 en temps que communauté autogérée. Christiania possédait alors sa propre monnaie, son drapeau, toutes sortes d’activités culturelles et sportives, ainsi qu’un vaste espace agricole. Christiana a d’abord été considérée par le gouvernement comme une « expérimentation sociale ». Mais dans les années 2000, on l’accuse de favoriser le trafic de drogues (la vente du cannabis y est toujours pratiquée à l’air libre). En juin 2011, un accord permet aux habitants du plus célèbre quartier alternatif d’Europe d’en racheter à l’État une partie. Les habitants parviennent à racheter environ 20% de sa superficie. En juin 2013, le parlement danois révoque le statut spécial de Christiania. C’est la fin d’une expérience sociale et politique qui a duré plus de 40 ans.

Pas facile de trouver un endroit pour dormir en ville. On trouve un parking gratuit à l’extérieur, il y a beaucoup de monde, ça ne fait pas rêver, mais ça a le mérite d’être calme. On passe une nuit correcte. A côté de nous, il y a un camping-car espagnol. Les enfants jouent un peu avec le petit garçon qui y habitent. Ils ne parlent pas la même langue, mais ce n’est pas un problème pour jouer au ballon !

Tout le monde s’accorde pour dire que le meilleur moyen de profiter de Copenhague c’est de visiter à vélo. On télécharge donc une appli qui nous permet de localiser les vélos les plus proches de notre point de bivouac. Je prends Mathis dans le porte-bébé et Simon prend Hanaé sur le porte-bagages. La largeur des pistes cyclables, la quantité de vélo, la qualité des aménagements cyclistes, tout nous impressionne. On ne regrette pas. On passe une excellente journée. Les enfants s’amusent lorsqu’on roule sur les pavés. Pas une seule fois Hanaé ne se plaint d’être mal installée ou d’avoir mal aux fesses. Tout le monde profite. On voit les principales attractions de la ville, parc Tivoli (de l’extérieur), châteaux et palais, églises, bourse, jardin botanique, etc.

Puisqu’on n’a plus moyen de se faire à manger, c’est aussi l’occasion de tester le « TooGoodToGo ». Ce sont les Grones qui nous ont parlé de cette application. Il s’agit d’une initiative anti-gaspi. Restaurants, cantines, supermarchés, boulangeries, etc proposent à un prix dérisoire des paniers destinés à être jetés pour cause de date de péremption trop proche. Le midi, on récupère donc les reste d’une cantine (avec du vrai fromage !) et le soir on mange « asiatique ». Ca fait du bien de manger un vrai repas !

A la nuit tombée on repose les vélos, on retrouve notre bivouac de la veille. Copenhague en une journée, ça fait quand même beaucoup !

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