Complètement coulé !

Le stage de plongée, ça fait longtemps que j’en rêvais, et la Turquie s’y prêtait bien avec ses eaux turquoises et des tarifs bien plus intéressant qu’en France.
Je voulais initialement le faire du côté de Kas où on trouve les plus beaux sites du pays, mais la mauvaise météo m’avait fait renoncer.
Avant de retrouver mes parents, nous avions en théorie quelques jours de libre et le temps était meilleur. J’avais donc un créneau pour plonger vers Marmaris.
Mais avec l’accident, ce stage a vite fait partie du lot de projets qui nous passait sous le nez.

Sauf qu’après 17 jours à tourner en rond en attendant les démarches administratives, je me suis dit qu’au rythme où allaient les choses j’avais finalement peut-être le temps de le faire ici à Fethyie.
Renseignements pris, le stage que je veux faire se déroule sur 3 jours minimum.
Si on doit partir avant, je ne pourrais pas obtenir le diplôme, mais j’aurais au moins les crédits (valable 1 ans) pour poursuivre la formation dans un autre centre de plongée.

On passe un dernier coup de fil à l’assistance, qui n’est toujours pas en mesure de nous donner un idée du temps qu’il nous faut encore attendre : Allez zou ! c’est parti pour la 1ière journée de formation. Tout le monde sur le bateau et on part pour la journée.
Mais bien sûr, ce qui devait arriver arriva : on avait pas quitté le port depuis 1h que l’assurance nous appelle : un taxi nous attend à l’hôtel car le procureur veut nous voir (mais toujours impossible de savoir à l’avance pour quelle raison). Et bien cette fois c’est eux qui attendront le lendemain. On a tout de même proposé d’y passer en fin d’après midi, mais le bureau du procureur fermant à 17h, il nous faut y être à 16h au plus tard (normal quoi!).
Nous profitons donc en famille de cette belle journée en mer. Plongée pour moi, palmes, tuba et baignades pour tout le monde.

La première sensation de plongée est assez étrange. J’ai commencé par 5m de profondeur seulement. Le temps de s’habituer, on a un sensation d’oppression. Respirer sous l’eau n’est pas naturel et demande une certain recul psychologique. Mais le spectacle en vaut la peine. La visibilité sous l’eau est incroyable et les jeux de lumière accentuent encore le spectacle. Je vois des crabes, des poissons, des anémones, des oursins. L’eau est tellement claire que j’ai l’impression de nager dans un aquarium. Le baptême est fini, il faut déjà ressortir, c’est trop court. L’après-midi, on passe aux choses moins ludiques avec les premières explications sur le matériel et les savoir-faire de base.

Le lendemain, vendredi, je ne peux donc pas plonger car je dois allez chez le procureur. La bonne nouvelle c’est que même si on y récupère le papier, ça ne sert à rien de partir pour Ankara le vendredi soir, la douane étant fermée le weekend. Au plus tôt, le vol serait pour dimanche soir, ce qui me laisse tout juste les 2 jours requis pour finir le stage ! Youpi !

La 2ième journée de stage est plus calme car les enfants sont restés à terre avec Angélique (c’est quand même plus facile et moins stressant de les occuper à l’hôtel et dans un parc à jeux que sur le pont d’un bateau). Les 2 sessions de plongée me permettent de m’habituer au matériel, aux sensations et de descendre plus profond (12m) pour apprendre les principaux gestes techniques : enlever et remettre son masque sous l’eau, intervertir les régulateurs sous l’eau, gérer son niveau de flottaison, gérer une panne d’oxygène, aider un coéquipier à rejoindre le bateau, etc.
Je récupère aussi le manuel de plongé (250 pages en anglais quand même …), que je vais devoir potasser avant l’examen.

Dernier jour de stage. J’apprends les derniers exercices de base à 5m puis on descend à 15m pour en faire d’autres. C’est assez déconcertant car le prof ne m’a rien expliqué de ce qu’on va faire avant de descendre. Arrivé à 15m je dois donc comprendre les exercices sous l’eau avant de les répéter. À cette profondeur c’est tout de suite plus angoissant de retirer son masque et le remettre après avoir nagé une dizaine de mètres à l’aveugle. L’exercice le plus délicat sera de retirer entièrement le gilet et la bouteille d’oxygène avant de remettre l’ensemble, tout en conservant le détendeur en bouche. À la moindre difficulté on sent très vite la panique monter et on comprend que sous l’eau, le moindre imprévu peut rapidement tourner à la catastrophe. Il faut réussir à garder son calme et conserver une respiration lente et profonde.
L’après-midi, pour la dernière plongée du stage, plus d’exercice, juste le plaisir d’apprécier ce moment en apesanteur. On forme un groupe de 6 plongeurs, chacun avec son binôme, pour descendre cette fois à 18m, la profondeur maximale autorisée avec ce premier diplôme. Une fois encore, le spectacle des poissons dans les cavités rocheuses est formidable. Ils ne fuient pas et semble simplement nous regarder passer. Gérer sa flottaison pour ne pas aller toucher (et donc abîmer) le fond marin n’est pas un exercice évident. Après une quinzaine de minutes nous nous apprêtons à remonter quand je commence à sentir une difficulté pour respirer. L’occasion de mettre en application ce que j’ai appris à faire dans ces conditions. Une fois remonté à la surface on peut analyser le problème : c’est mon manomètre qui est défectueux et qui ne m’a pas permis de savoir que ma bouteille d’oxygène était vide ! Cela montre l’importance de garder son calme et sa lucidité pour gérer une situation inattendue. Cela prouve aussi qu’il ne faut pas trop se reposer sur le matériel et garder à tout moment un sens critique (j’aurais dû m’étonner plus tôt de voir que la pression dans la bouteille ne descendait pas très vite).

Voilà donc la partie pratique terminée à l’issue de ces 3 jours. Il me reste encore à avaler le manuel théorique pour être prêt à passer l’examen que je pourrais faire en ligne.

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