Preikestolen

Après un peu de route, nous prenons le ferry de Lauvvik  vers Oanes (119 nok soit 12€ pour une voiture et deux adultes). Puis nous longeons le Lysefjord. Difficile de trouver un bivouac sympa, nous passons la nuit en lisière de forêt à quelques mètres de la route.

Nous avons mis un réveil ce matin, mais personne ne l’a entendu. Nous devions partir tôt pour faire une rando. C’est raté, il faut donc se presser un peu pour remballer le bivouac.

Nous arrivons sur le parking de la rando. On savait que ça serait cher, mais à ce point … Il faut compter 250 nok (~26€). On est un peu dég, mais on paye quand même. Le parking est blindé. Comme la veille, le sentier est tout autant emprunté. Tout le long de la route, il y a de grosses pierres disposées en escaliers. Les marches sont vraiment grandes mais ça ne fait peur ni à Mathis ni à Hanaé. On a prévu quatre kilomètres et 350 m de dénivelé. Hanaé les fait sans râler. Je porte Mathis sur le dernier kilomètre. Il faut dire que Simon avait prévu des bonbons dans le sac pour motiver les troupes !

Nous arrivons au bout. Un promontoire au dessus du fjord. Une falaise immense, le pulpit rock. Il s’agit d’une falaise cumulant à plus de 604m au dessus du fjord. La falaise s’est formée à la fin de la dernière période glaciaire. La fonte des glaces a provoqué la décompression des roches qui se sont fragmentées. Érosion le long des failles de détachement à donné naissance au promontoire actuel. D’autres failles sont toujours visibles, notamment celle située à la base de Preikestolen et qui la sépare du reste de la montagne.

C’est magnifique, mais c’est aussi noir de monde … On fait une petite séance photo et on se met un peu à l’écart pour le pique-nique. La pause ne s’éternise pas, il commence à faire froid. On redescend. Je mets Mathis dans le porte-bébé, espérant qu’il dorme. Il n’est pas tellement d’accord. Il veut marcher ! Je finis par céder et le laisse descendre. Mais il lui faut peu de temps pour tomber et de faire mal. Il se relève, il veut encore et toujours marcher. Après quelques nouvelles cascades, on décide de le remettre dans le porte-bébé sans lui demander son avis !

Hanaé marche vraiment très bien. En arrivant au parking elle ne se plaint même pas de la fatigue. Elle aura fait ses huit kilomètres dans problème (on a marché environ trois heures).Sur le parking, certains font des étirements. Nous, on se fabrique une cabine de douche avec le plaid et on se lave. Douches et lessive, puisqu’on a de l’eau à portée de main, on en profite. Par contre, pour faire sécher le linge, c’est sportif. On étale l’ensemble sur le tableau de bord comme on peut. Ventilation à fond et fenêtres ouvertes pour évacuer l’humidité. Ça fait le boulot !

Avant de reprendre la route, on va voir les inscriptions viking sur le site de Solbakk. Il s’agit de gravures rupestres découvertes en 1923. Elles datent d’environ 500 avant JC. Elles représentent des bateaux ou des soleil. Il s’agit a priori de symboles religieux ou de représentations d’actes religieux. Elles ont été mises en valeur avec une peinture rouge.

Après cette courte pause, on monte encore vers le nord. On trouve un bivouac sympa (avec déjà quatre camping-car installés). On sort la tente. On déballe nos affaires. Là-dessus, une dame arrive. Elle nous explique que l’on ne peut pas dormir là. Les camping-car le peuvent parce qu’ils ont des toilettes, mais pas nous …La mort dans l’âme, on prend quand même le temps de dîner avant de trouver un autre coin. Pas si mal, en bordure de lac. Tout le monde est crevé. La nuit va être bonne !

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