Konya

Si nous voulons être à Konya rapidement c’est pour pouvoir assister à la cérémonie des derviches tourneurs. Les derviches sont des religieux musulmans. L’ordre soufi des mevlevi a été fondé au XIIIe siècle par le poète Djaläl al-Dïn al-Rümī ou Mevlana (“notre maître”). Avec l’instauration de l’État laïque en 1924, sectes et confréries religieuses sont interdites. L’Islam rejette les mevlevi qui croient à une certaine forme de réincarnation. Depuis, l’ordre n’est plus présent qu’à Konya et Istanbul.

Tous les samedi, à 19h, on peut voir au centre culturel Mevlana les derviches nous présenter le sema. Il s’agit d’une sorte de danse spirituelle. Les derviches utilisent la danse pour communier avec Dieu. Mevlana, passant un jour dans un bazar où l’on frappait en cadence, se sentit pris par le rythme. Il se mit alors à tourner tant et si bien qu’il se sentit merveilleusement proche de Dieu. Convaincus par les vertus de cette danse, ses disciples l’adoptèrent pour communier avec Dieu. La danse rituelle se fait en demi-cercles et en deux temps. Le premier symbolise la création, le second, la communion spirituelle. Le danseur a la paume d’une main tournée vers le haut pour recevoir la parole de Dieu. La seconde main est tournée vers le bas pour transmettre la parole de Dieu aux croyants.

C’est très joli à voir, impressionnant de les voir tourner aussi longtemps, envoûtant (Mathis s’est mis à tourner sur son siège). Mais c’est aussi une ambiance un peu particulière …

Il est tard quand on sort de la salle. Heureusement, on a repéré un bivouac tout simple. La ville de Konya met à disposition une aire de camping-car gratuite, avec sanitaires et électricité. Le top !

Le lendemain, on visite la ville. On commence par le tekke de Mevlana. Il s’agit de l’ancien couvent de l’ordre des derviches tourneurs, transformé en musée. On y trouve des informations sur le mode de vie des derviches. Un petit bâtiment présente la reconstitution de scènes quotidienne de la vie des derviches. Mais on peut également visiter le mausolée. Il abrite les disciples et membres de la famille de Mevlana. Mais bien entendu, Mevlana lui même est enterré dans le plus gros tombeau. Les tombeaux sont recouverts de tapis mais aussi de turbans. L’ambiance est particulière. Entre ceux qui prient et ceux en conversation vidéo sur WhatsApp …

À midi, on se fait un resto. On goûte ce qui est visiblement la spécialité de Konya, le tandır kebab. La viande est cuite à l’étouffée au four à bois. Elle est particulièrement tendre. Hanaé casse un verre. C’est la catastrophe, elle tombe en larme dans mes bras. Pour la consoler, le serveur lui apporte un plat de loukoums à la menthe (manque de chance, elle n’aime pas ça, mais heureusement, c’est un régal pour Mathis).

Nous visitons ensuite la mosquée Alâadin, il s’agit de la plus vieille mosquée de la ville. Elle a été construite en 1220. Il reste également un pan de mur de la citadelle qui entourait la mosquée. Le parc est agréable pour se promener. Mais Simon a du mal à ressortir de la mosquée. Les tapis, tout neufs, sont tellement confortables qu’il resterait bien encore un moment assis dessus !

Il y a de nombreuses madrasas tout autour de la mosquée. Elles ont été transformées en musées. Nous ne les regardons que de l’extérieur.

Nous retournons au même bivouac que la veille. Et puisque nous avons de l’électricité, les enfants ont le droit de voir un film. Ils se régalent devant “Le livre de la jungle” !

2 thoughts on “Konya

  1. Voilà qui nous rappelle aussi des souvenirs.
    Nous n’arrivons plus à voir les photos en diaporama. Pour les voir en grand, il faut les enregistrer.
    Il y a peut être un changement dans votre façon de faire?

    1. Oui, j’ai voulu gagner du temps et j’ai modifié la façon de faire mes galeries. Je rectifie pour les prochains articles, mea culpa

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