Tsinandali

Nous arrivons à Tsinandali sous la pluie. C’est donc le moment idéal pour visiter un musée. Nous optons pour la maison-musée d’Alexander Chavchavadze. Il s’agit d’un grand personnage de Géorgie. Il était à la fois poète, bienfaiteur public et militaire. Il est connu comme le “père du romantisme géorgien”. Il est bien entendu issu d’une famille noble.

Le musée est situé dans un grand jardin. Nous commençons notre visite par le petit labyrinthe végétal. Il mène sous une roseraie. À défaut de roses en cette saison, les branches sont couvertes de petits rubans de couleur. On fait un petit tour dans la bambouseraie. Puis on entre dans le musée. Ce n’est pas ici qu’on en apprendra beaucoup sur la vie d’Alexander Chavchavadze. Il n’y a aucune explication (ni en anglais, ni en géorgien d’ailleurs). Nous errons donc dans les pièces. Les meubles et photos sont très bien mis en valeur, mais on aurait bien voulu en savoir un peu plus … En descendant vers la cave, il y a une petite fenêtre, derrière laquelle il y a une salle avec un petit bol au milieu. Celui qui arrive à mettre une pièce à l’intérieur voit son vœu se réaliser. Hanaé a tenté sa chance. Pas de pot, la pièce est tombée à une très grande distance du pot … Tant pis !

Nous terminons la visite par la cave en pierre super cosy avec canapé en cuir. On y voit des qvevri. Simon avoue qu’il se verrait bien dans ce genre de pièce, à goûter du vin avec les copains ! Qui dit cave dit dégustation. Là nous n’avons pas le choix, on nous sert un verre de Tsinandali, blanc demi-sec. Nous ne sommes pas transportés …

En sortant, on fait un tour dans le parc. On a lu qu’il y a une église, on ne la trouve pas. Par contre, on tombe sur l’amphithéâtre. Chacun fait son petit spectacle, puis on rentre au camping-car pour le déjeuner. Sur les marchés mouillées Simon glisse et tente de se rattraper par réflexe. Mais c’est son alliance qui se coince dans un barreau métallique de la rampe et qui manque de lui arracher le doigt. Heureusement que nos alliances de substitution, achetés au Kirghizistan, sont de piètre qualité et que c’est la bague qui a plié. Il faudra sortir la pince et le marteau pour réussir à l’extraire du doigt.

À côté du musée se trouve la société viticole Shumi. Puisqu’il pleut toujours, nous décidons de visiter et de déguster. Shumi signifie “vin authentique, pur, non dilué”. La société possède environ quatre cent cépages dont cent étrangers. On commence la visite en passant devant une collection de ces cépages. Devant chaque rangée de vigne, on trouve une rose. Elle est plantée là comme un indicateur de maladies. Si la rose va mal, le viticulteur a alors environ trois jours pour anticiper la maladie de la vigne.

Nous découvrons ensuite les outils utilisés anciennement pour faire le vin. Pour le foulage, il s’agit d’un bac taillé dans un tronc. Les gens rentraient dedans pour fouler le vin à pieds nus. Le jus tombait directement dans les qvevri. On voit également une ancienne distillerie de Chacha. Il y a aussi un four à pain. Comme dans d’autres pays, le feu est allumé dans le fond et la pâte collée sur les parois. Ici, le feu est fait avec les branches de vigne qui sont coupées pour l’hiver.

Nous passons ensuite devant le symbole de la société. Il s’agit d’un griffon portant une grappe de raisin dans une patte. La légende raconte que ce serait un griffon qui aurait apporté la première grappe de raisin à la population. C’est à partir de ces raisins que les gens ont commencé à faire pousser la vigne.

On termine par la visite de la cave. Contrairement à la première visite que nous avions fait, on a l’impression d’être dans quelque chose de plus traditionnel. Ici, pas de vinification dans des silos en inox, ni dans des bunkers. On ne trouve que des qvevri et des barriques en bois.

La société s’est récemment lancée dans la fabrication du champagne. Les bouteilles sont stockées légèrement inclinées vers le bas. Elles sont tournées régulièrement.

Nous finissons par la dégustation. On commence par un Kindzmarauli, le rouge sucré que l’on vaut testé lors de notre première dégustation. On n’accroche pas plus que la première fois. On continue avec un Mukuzani, un rouge sec. On enchaine avec un Kisi qvevri, c’est un ambré assez surprenant. On termine avec un Mtsvane, un blanc sec qui n’est pas si mal.

Avant de trouver un bivouac, on se pose dans le camping-car pour regarder un épisode de “c’est pas sorcier” sur le vin et la vigne. Hanaé commence à comprendre comment c’est fait mais aussi comment se déguste le vin !

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