Chak-Chak et Meybod

Hier, nous nous sommes posés en bas du village de Chak-Chak. Il est assez tôt quand nous nous présentons à l’entrée. Première déconvenue, c’est payant et pas donné (~2€ par personne). Nous avons fait le détour, donc nous décidons d’entrer quand même.

Le village est complètement mort. Il abrite un temple zoroastrien. Nikbanou, deuxième fille de Yazdegerdi III dernier roi de l’Empire sassanides, se serait réfugiée dans ces montagnes pour échapper à l’armée arabe. Pour éviter d’être capturée, elle aurait prié Ahura Mazda et la montagne se serait ouverte puis refermée sur elle, lui permettant de se cacher. Elle n’a plus jamais été revue. Bien plus tard, un berger ayant perdu ses moutons s’est endormi sous un arbre de la montagne. Pendant son sommeil, le spectre de Nikbanou est venu lui demander de construire un temple en son honneur. A son réveil, son troupeau était là, près de lui. Il a donc creusé une grotte. Au fond de la grotte, brûlent trois bougies : celle de la bonne action, celle de la bonne parole et celle de la bonne pensée. Au centre, une bûche se consume sur un autel du feu, symbole de la lumière divine, immuable et pure.

On ne peut pas franchement dire que ça vaille vraiment le coup. Un peu déçus, nous reprenons le chemin vers le camping-car.

Sur le parking, nous croisons un couple de belges. Ils sont en mission à l’ambassade. Nous prenons un bon moment pour discuter avec eux.

Nous prenons ensuite la direction de Meybod. Nous visitons le château Narein. Il s’agit d’un château en brique crue. La rumeur prétend que le château a été construit il y a 7000 ans. On peut y voir quatre tours encore en parfait état. En faisant le tour via le chemin de ronde, on atterrit sur une grande terrasse. Depuis cette terrasse, on a une vue dégagée (à plus de soixante-dix kilomètres visiblement), à 360°. Après être redescendus, nous essayons de longer les remparts, mais c’est impraticable.

Nous rejoignons ensuite le caravansérail. Il héberge désormais un restaurant et quelques boutiques de souvenirs. Hanaé donne un coup de main pour la fabrication de trousses en cuir 🙂

Juste en face du caravansérail, se trouve une maison de glace. On en avait déjà vu à Abarkooh, mais on n’avait pas bien compris le fonctionnement. Il s’agit d’une construction caractéristique de l’architecture traditionnelle des régions désertiques de l’Iran. La glace était stockée dans un bâtiment de forme conique dont la plus grande partie était construite sous terre : le yakhtâl (“trou de glace”). Les murs avaient une épaisseur de deux mètres à la base. Ils étaient construits en sârouj, un matériau totalement imperméable et résistant aux transferts de chaleur. Le sârjou est composé de sable, d’argile, de blanc d’œuf, de chaux, de poil de chèvre et de cendre. La tour était remplie de glace durant l’hiver. La glace servait en été pour rafraîchir les maisons ou conserver les aliments. Nous ne visitons pas l’intérieur. Les enfants sont trop fatigués …

Désagréable surprise à notre retour au camping-car, il a été “tagué” au feutre bleu. Je passe un coup de chiffon humide pour enlever le plus gros. Il reste encore pas mal de traces 🙁

Nous roulons un peu pour rejoindre les CoukAndGo. Une famille qui roule vers l’Afrique !

4 thoughts on “Chak-Chak et Meybod

  1. Avez-vous essayé de faire partir le feutre avec de l’alcool ?
    Non non, c’est pas une plaisanterie : de l’eau de Cologne, alcool à brûler, ou solution hydro-alcoolique
    Bon courage, ça doit marcher…

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