Yazd

Nous sommes la veille de Noël. Notre première mission à Yazd est de trouver tout ce qu’il nous faut pour fêter dignement l’événement. Nous commençons donc par le bazar. Mais il est déjà tard et tout ou presque est fermé.

Qu’à cela ne tienne, nous allons visiter la maison de l’eau. Fermée elle aussi. Alors nous errons dans le labyrinthe des petites ruelles de la vieille ville. C’est impressionnant, tout semble complètement abandonné. Toutes les maisons sont en brique de terre crue et recouvertes de torchis. Nous nous perdons presque dans le dédale de ces petites rues. Tout est calme, on a un sentiment de paix, de bien-être.

Nous retournons vers le complexe Amir Chaqmaq qui comprend entre autres une mosquée et une citerne surmontée de cinq tours de vent. La façade de la mosquée est composée de trois rangées d’arcades. Les minarets sont assez hauts. Encore une fois, les couleurs sont sublimes.

Le bazar est toujours mort. Nous prenons donc le temps de visiter la maison de l’eau. Il s’agit d’une maison ancienne qui a été transformée en musée. Elle est sur trois étages. L’architecture est étudiée pour que les habitants supportent plus facilement les très fortes chaleurs en été. Elle est traversée par des qanats, un système d’irrigation toujours en œuvre à Yazd. En descendant au premier sous-sol, on traverse les pièces à vivre pour l’été. Elles sont naturellement refroidies par l’eau qui circule au second sous-sol. C’est là que l’on trouve également la sardab, une pièce servant à réfrigérer les fruits et les légumes. Au centre, on trouve un bassin qui est sans arrêt alimenté en eau froide, ce qui permet de rafraîchir la pièce. Tout au long de la visite, on peut voir les outils utilisés par le puisatier ainsi que des photos représentant diverses scènes de vie autour des puits et qanats.

Lorsque l’on sort, on fait déjà presque nuit. C’est maintenant que le bazar reprend un peu de vie. On cherche désespérément des champignons. Impossible d’en trouver sur les étals de légumes. On complète la hotte du Père Noël puis on se dirige vers le bivouac. En chemin, on tombe sur un supermarché. J’arrive à y dégotter deux boîtes de champignons en conserve. Ce sera mieux que rien du tout !

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