Persépolis

Étape incontournable en Iran, nous faisons donc un arrêt à Persépolis. Il s’agit de la plus ancienne capitale de la Perse. Visiblement tous les spécialistes ne sont pas d’accord sur la place que  la ville a réellement occupé.

Certains prétendent qu’elle a uniquement servi d’apparat lors des fêtes du nouvel an. C’est à cette occasion que les émissaires des pays soumis à l’Empire perse apportaient leurs offrandes au roi. Cette scène est représentée à différents endroits sur le site.

Pour les autres, Persépolis tenait un rôle administratif et politique central pour l’Empire. En effet, les fouilles archéologiques ont permis de découvrir dans les bâtiments de nombreuses archives écrites sur des tablettes d’argiles.

C’est Darius I qui a ordonné la construction de la ville. À sa mort, son fils Xerxès I a continué son œuvre. La construction est l’oeuvre d’ouvriers et artisans, il n’y a pas eu d’esclaves. Il est difficile de dater la construction de chaque bâtiment. Mais il semble que les travaux se soient échelonnés sur près de soixante ans. La construction n’a jamais été réellement terminée. Plusieurs bâtiments sont restés inachevés.

Persépolis, au centre de l’Empire, ne disposait pas de solides défenses. Encore une fois, il y a plusieurs théories concernant la destruction de Persépolis. À l’approche de l’armée d’Alexandre Le Grand, le gardien du trésor lui a fait porter un message le reconnaissant vainqueur. Il s’est donc rendu à Persépolis, a pillé la ville et emporté le trésor. Cependant, il a laissé les bâtiments intacts sous la garde d’une garnison de soldats macédoniens. La suite est controversée. Certains pensent que la ville a été incendiée sur l’ordre d’Alexandre Le Grand lors d’une beuverie en l’honneur de la victoire. C’est là que les avis divergent. Certains pensent que l’origine de l’incendie est accidentelle. D’autres imaginent qu’Alexandre Le Grand, ivre de vin, a jeté la première torche, puis Thaïs (la maîtresse de Ptolémée) la seconde. Cependant, ce n’était pas dans les habitudes d’Alexandre Le Grand de détruire les villes conquises, bien au contraire.

Il semble que Persépolis a continué à servir de lieu de culte pendant plusieurs siècles. Les rois sassanides ont recouvert les façades et rochers d’inscriptions. La cité a également servi de référence architecturale pour des éléments de construction sassanides.

Persépolis a été définitivement ruinée au moment de la conquête arabe, malgré une résistance désespérée. Elle a été éclipsée par la nouvelle métropole de Shiraz.

Pour la visite, on nous propose une paire de lunettes de réalité augmentée. Et ce n’est pas mal du tout, ça permet de visualiser un peu ce qu’étaient les bâtiments. Rien qu’en regardant les ruines, on a un peu de mal à s’imaginer ce que ça représentait … Et puis ça motive Hanaé pour marcher ! Nous déambulons plus de trois heures parmi les vieilles pierres. Certaines parties sont encore bien conservées. On peut observer les sculptures des escaliers. D’autres bâtiments, comme la salle du trésor, ne laissent paraître que les fondations.

Après la visite, nous voulons offrir une glace aux enfants qui se sont bien tenus. La seule boutique ouverte proposant des glaces affiche aussi un tarif spécial touristes. Les prix étant abusifs, nous nous contenterons d’un goûter pain-chocolat.

Nous continuons la route vers Naqsh-e Rustam (le portrait de Rostam). On y trouve quatre tombes cruciformes. D’après les inscriptions, on sait que l’une d’elles renferme Darius I. Les autres seraient les tombes de Xerxès I, Artaxerxès I et Darius II. Mais aucune inscription ne vient confirmer cette hypothèse.

Sous les tombes, se trouvent des sculptures commandées par les rois sassanides. L’endroit porte ce nom parce que les perses pensaient que ces sculptures représentent Rostam, un héro mythique. Nous ne descendons pas du camping-car pour visiter, les tombes sont bien visibles depuis le parking et il n’est pas possible de s’en approcher à pieds.

Nous terminons notre visite des sites archéologiques en établissant notre bivouac près du site de Pasargades, la première capitale de l’Empire Perse. Les ruines sont très éparpillés. Le monument le plus important du site est le tombeau de Cyrus II. On se gare dans un petit chemin derrière le grillage. Il ne faut pas moins de cinq minutes pour que le gardien nous déloge. Nous trouvons un bivouac un peu plus loin.

Le réveil est frais le matin. Nous n’avons pas mis de chauffage. Il fait -2°C dehors et 2°C dedans. L’occasion de tester le chauffage au gazoil !

Après avoir rempli le réservoir d’eau, nous décidons de ne pas visiter Pasargades et nous reprenons la route vers Abarkooh.

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