Désert de Dasht-e-Lut

Nous faisons une courte halte à Shahdad, dernière ville avant le désert. Nous espérons pouvoir y trouver du gasoil. Il y a bien une station mais pas de carte. Il faut attendre un camion. Il est déjà tard, nous n’avons pas envie de faire le pied de grue à la pompe. Nous repartons bredouilles …

Nous avons repéré un coin de bivouac bien sympa. Nous avançons un peu dans le désert. Le paysage est superbe. Du sable, des petites dunes et par moment, de la verdure. On traverse quelques “forêts de palmiers”. On voit aussi quelques champs cultivés. On ne sait pas dire de quoi il s’agit comme culture … On passe devant la dernière ferme avant de s’engager réellement dans le désert.

On sent bien que c’est ultra touristique. La route est très bonne. Il y a des panneaux indicateurs …

Le Dasht-e-Lut est considéré comme le point le plus chaud sur Terre. La température en été peu dépasser les 50°. En hiver c’est beaucoup plus supportable. Et on apprécie grandement !

Le désert est parsemé de yardangs, ou kaluts en farsi. Il s’agit de crêtes rocheuses formées par l’érosion éolienne.

Nous arrivons sur notre coin de bivouac. Il s’agit en fait d’un camp de vacances. Complètement vide. C’est très fantomatique. La nuit commence à tomber, mais nous explorons tout de même les environs à la lueur de la frontale. Il y a des cabanes en feuilles de palmier, une grande baraque qui doit servir de bar, un amphithéâtre, des toilettes et même de l’eau !

Nous passons une nuit plus que peinards ! Le lendemain matin, nous prenons notre temps. Nous dégustons ce moment “seuls au monde”, ça fait un bien fou !

Malheureusement, il est temps de mettre les voiles. Hanaé fond en larmes “mais moi, je voulais qu’on habite ici ! Qu’on construise notre maison là !”.

On hésite à continuer plus loin dans le désert. La route est bonne mais on n’a plus énormément d’essence. On décide de retourner vers Shahdad mais on n’emprunte pas la même route. C’est comme ça que l’on se retrouve à côté d’un avion de Mahan Airlines. Impossible de savoir pourquoi il est là. Mais il ne semble pas en trop mauvais état. Il y a encore tous les équipements de pilotage à l’intérieur …

Après avoir fait le plein d’eau à la mosquée, on retourne vers la station essence. Toujours pas de camion à l’horizon. Je commence à faire manger les enfants. Un guide arrive, il commence à papoter avec Simon. Il essaie de passer des coups de fil. Il nous dit d’attendre encore cinq ou dix minutes. Finalement, un camion s’arrête. Le guide essaie de négocier avec le chauffeur. Visiblement, ce n’est pas facile. Et puis on arrive quand même à lui faire lâcher 50l de gasoil. On a ce qu’il faut pour retrouver une nouvelle station. Le guide nous propose de passer chez lui boire le thé. Mais nous devons avancer ! Nous refusons poliment avant de reprendre la route vers Mahan.

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