Où l’on passe au Turkménistan

Après  notre dernière nuit à Khiva, direction la frontière turkmène. On avait prévu de partir au plus tard à 8h30. Avec ces problèmes de coupure d’électricité, finalement on ne décolle qu’à 9h30.

Côté Ouzbèke, ça se passe assez vite. On fait vérifier les passeports. On nous demande les justificatifs  d’enregistrement. Du coup, on est assez contents de tous les avoir ! Le camping-car se fait fouiller. Rien de spécial, on peut sortir.

Côté turkmène, ça prend un peu de temps. D’abord, au contrôle des passeports, on se fait interroger sur notre itinéraire précis. On nous demande dans quels hôtels on a prévu de dormir. On avait préparé des adresses bidons. Ça a l’air de satisfaire notre interlocuteur. Il regarde les passeports et prend nos empreintes. Il faut ensuite passer à la caisse. Ça se complique. On doit payer 24$ (10$ par adultes et 4$ de frais bancaires). Sauf qu’on n’a que des billets de 100$ et que la caissière n’a pas de monnaie. On lui suggère de nous rendre des manats, mais ça n’a pas l’air possible … Finalement, on arrive à trouver un arrangement. On ne paie qu’après avoir reçu la facture finale (en espérant que ça tombe juste).

On passe donc au guichet suivant où ils font le calcul de ce qu’on doit payer pour le véhicule. Tout le détail y est : 5$ pour la désinfection des roues (le bassin noir que nous avons traversé à l’entrée), 50$ de droit d’entrée et sortie, 53$ de taxe de compensation pour l’essence, 50$ d’assurance du véhicule, 5$ de frais de dossier, 4$ de frais de banque (encore !). Soit un total de 167$. Avec les 24$ qu’on devait initialement, ça nous fait un total de 191$. Bah oui, mais là caissière n’a toujours pas de monnaie. Donc elle ne peut toujours pas nous rendre les 9$. Finalement, elle quémande dans la file d’attente. On a de la chance, quelqu’un a des billets d’un dollar !

On peut passer à l’étape suivante. Là, Simon est invité à rester à l’intérieur pendant que je dois suivre un douanier pour l’inspection du véhicule. M’enfin, l’inspection du véhicule quand il aura rempli un n-ieme papier … En partant vers le camping-car, il me demande si l’on a un drone. Ça tourne vite dans ma tête. Est ce qu’il vaut mieux mentir au risque qu’il le trouve en fouillant ou dire la vérité en comptant sur sa clémence ? Je décide d’être honnête, oui, on a un drone, mais il est hors d’usage vu que crashé. Ça a quand même l’air de l’embêter … Il me fait ouvrir la soute. Il est en extase devant le lit d’Hanaé. Puis il monte (après avoir enlevé des chaussures). Il inspecte vite fait le lit de Mathis. Il trouve que le camping-car est un chouette véhicule. Mais il demande quand même à voir le drone. Je le lui sort, il regarde avec soin les pièces détachées. Il me le rend en m’expliquant que c’est interdit, donc qu’il faut bien le cacher parce que sinon, nous risquons une grosse amende et lui risque de prendre son job. Il nous autorise à entrer au Turkménistan !

Notre visa est valable jusqu’au 1er décembre. Cependant, il nous a fait un autre papier et m’a expliqué qu’on a le droit de rester sur le sol turkmène jusqu’au 20 décembre. Bizarre …

Pour le bivouac, on se dégotte un peu coin à l’abri des regards derrière une citadelle en ruines.

2 thoughts on “Où l’on passe au Turkménistan

  1. Sympa les fonctionnaires turkmènes :-). Tu avais bien eu le bon pressentiment. Ouf ! Ca aurait été dommage de nous priver de photos aériennes !

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