Lac Son-Kul

Le Kirghizistan est riche en lacs de montagne. Certains sont accessibles par la route comme le Son-Kul qui se situe à 3000m d’altitude. On a beaucoup hésité. On voulait le faire à cheval. Mais il faut compter 6h de cheval, passer la nuit en yourte puis retour le lendemain, de nouveau 6h de cheval (ou retour en 4*4 mais là, ça perd de son charme !). Niveau logistique, c’est un peu compliqué avec les deux enfants. Et puis c’est pas donné. Il faut compter dans les 7000 soms (environ 90€) pour deux chevaux et le guide (dîner, nuit et petit-déjeuner inclus).

On se décide donc à monter par la route. Simon a bien étudié le truc. Il y a deux routes qui y mènent. L’une d’elles est notée comme plus jolie et mieux entretenue. C’est donc par là qu’on part. Le ciel est couvert. Il fait froid. La route est effectivement correcte. Et puis ça se met à grimper raide. Les virages en épingle sont impressionnants. On ne peut pas croiser de voiture dans la montée sous peine de ne pas pouvoir repartir. Pendant que Simon pilote, je vérifie que personne ne descend. J’aperçois une voiture. Elle est assez loin, ce qui nous permet de trouver un endroit assez plat pour la laisser passer. On repart. On compte les virages qui nous restent sur la carte du GPS. Et puis ça passe. Nous voilà en haut !

Comme le temps est très brumeux, nous ne voyons pas le lac. La route qui permet de s’approcher est en tôle ondulée. On ne roule pas à plus de 5km/h. Simon décide de couper par la piste. Le sol est trempé. Ça nous rappelle vaguement le souvenir d’une piste pour aller à un certain monastère …

Ça se met à grimper un peu. Simon fonce, ça passe. Nous voilà juste à côté du lac. Il est 15h, nous n’avons pas déjeuné. Nous décidons de nous arrêter dans un camp de yourtes pour manger. Renseignements pris, il faut compter 300 soms par personne (soit 4€). C’est un peu cher par rapport à ce dont on a l’habitude, mais tant pis. On nous sert un bout de poisson grillé. Il est bon, mais a un goût de trop peu … Les enfants prennent également un bout de fromage. Finalement, on paye 750 soms ….

En sortant du resto, Simon veut aller se promener. Mais le vent et la neige ont raison de mon enthousiasme. Je reste donc dans le camping-car avec les enfants. Simon rentre peu de temps après, trempé !

En fin d’après-midi, le ciel se dégage complètement. C’est beaucoup plus agréable. Le soleil pointe le bout de son nez. On en profite pour aller explorer les alentours. C’est tout simplement magnifique. On se promène sur la petit bande de terre qui sépare le petit lac du grand.

Dès que le soleil décline, il commence à faire sérieusement froid. Nous retournons au camping-car. Ce soir, c’est burgers maison ! J’ai réussi à faire lever les pains malgré le froid … en guise de steak, nous n’avons trouvé qu’une sorte de frikandelle. Ça fait l’affaire … Et puis comme il fait froid, les enfants sont couchés tôt, du coup, on profite de notre première soirée ciné ! Et du grand ciné : Tatie Danielle ….

Cette nuit, on met le chauffage. Mais on règle le thermostat le plus bas possible : 5°C. Au réveil, il fait 4,5°C à l’intérieur et -2°C dehors. Heureusement, ça se réchauffe très vite avec le soleil. Et surtout, le paysage réchauffe les coeurs !

On s’habille correctement et on sort. On se dirige vers un troupeau de moutons. Le berger se déplace en âne. Il fait faire un tour à Hanaé qui est ravie !

De retour au camping-car, on décide de repartir. On ne prend pas la piste par laquelle on est arrivés. Simon veut faire un plan au drone tout en roulant. Mais tout à coup, signal perdu. Il me hurle de m’arrêter ! Et nous voilà partis à la recherche du drone une fois encore. Après une trentaine de minutes, Simon finit par le trouver. On ne sait toujours pas ce qui lui est arrivé. Mais c’est un miracle, il n’a rien !

Simon reprend le volant et j’en suis bien contente. Parce que la suite de la piste lui donne du fil à retordre. Un peu de pente, impossible de monter. Il fait alors des lacets pour s’en sortir. Il ne nous reste plus que quelques mètres avant de rejoindre la route. Mais la piste est trempée par la pluie. Simon sort, étudie le terrain, inspecte, déterre quelques pierres. Au bout d’une demie-heure, il sait parfaitement par où passer. Et heureusement, il ne se trompe pas ! Nous n’avons pas à sortir les plaques de désenlisement. Ouf !

Nous ne reprenons pas la route par laquelle nous sommes arrivés. Nous arrivons en haut d’un col, les roues dans la neige. Ce n’est pas épais et nous passons sans problème. C’est très joli. Mais le reste de la route nous semble interminable.

Nous n’avons plus d’eau. Dans un village, nous nous arrêtons à une pompe. Deux hommes viennent nous parler. Et sans que l’on ne demande quoi que ce soit, ils nous aident à remplir les 120l d’eau ! Un gros gain de temps. C’est très appréciable.

Sur ces deux jours, nous aurons vu passer les quatre saisons. L’automne en montant, l’hiver en arrivant, le printemps en redescendant et l’été en arrivant dans la vallée.

7 thoughts on “Lac Son-Kul

  1. Quelles superbes photos vous avez fait. Celles avec le soleil à travers les nuages, le contraste entre le bleu du lac, le blanc de la neige et le bleu du ciel. Bref, on reste ébahis.
    Le bleu-blanc-rouge sur la capucine, c’est nouveau? Très bonne idée.
    Merci pour tout ça.

  2. Magnifiques paysages. Ils font rêver. Et superbes photos. Bravo au pilote qui a manifestement du talent sur ces pistes peu adaptées au camping car. Angélique, tu as du talent dans l’écriture, très agréable à lire. Des grands souvenirs , à coup sûr.
    Jm

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.