Dans le désert

Nous sommes donc aux portes du désert. Nous faisons une pause ravitaillement à Dalanzadgad :

Il nous faut de l’argent liquide (notre MasterCard ne passe vraiment nulle part), de la nourriture et de l’eau. On passe devant un garage. Simon va se renseigner, on ne sait jamais. On lui indique qu’il faut compter 1h30 d’attente, mais qu’ils peuvent nous prendre le camping-car. On se pose donc dans la cours du garage. Finalement, en deux heures, les deux amortisseurs sont changés. Et on s’en tire pour 8€ environ, le prix de la main d’œuvre puisqu’on avait les pièces !

Pour tester ces réparations, nous prenons la route vers le parc national de Gurvan Saïkan. Après avoir payé les droits d’entrée (3000 turigs par personne), nous empruntons la piste vers le canyon de Yoliin Am. Le parking est couvert de bus 4*4 russes. Et on se rend vite compte qu’il s’agit d’un groupe de français … Depuis que nous sommes en Mongolie, Hanaé demande à faire du cheval. Nous décidons donc de rejoindre le canyon à cheval. Simon et Hanaé sur leur cheval blanc. Mathis dans le porte-bébé sur mon dos sur notre cheval brun. On ne peut pas dire que nos chevaux soient très toniques. Bof, ils nous amènent à bon port et c’est le principal ! Nous descendons à pieds dans le canyon. C’est tout simplement magnifique (quoiqu’un peu trop “peuplé”). Nous marchons dans l’eau, Hanaé est euphorique. Pour une fois, elle marche sans rechigner ! On trouve un tout petit bloc  de glace. Après une petite pause goûter, nous reprenons les chevaux, qui rentrent tranquillement, sans se presser au parking.

Il faut ressortir du parc pour reprendre la route. Nous partons vers Bayandalaï. Le guide indique 10km de route puis de la piste. Nous avons la bonne surprise de constater que la route est toute neuve et goudronnée entièrement !

Il faut maintenant trouver la piste qui nous mènera à Khongoryn Els. Pas une mince affaire, nous demandons conseil auprès des gens installés dans les yourtes. Ils ne semblent pas être plus au courant que nous (ça nous permet de constater qu’ils utilisent également maps.me !).

On pointe donc notre cible sur le gps, et c’est parti, droit dans la steppe. Pas trop longtemps, puisque le paysage change. On se retrouve dans le sable, avec de gros monticules … On retrouve finalement une piste potable qui semble aller dans notre direction. Et puis on se pose pour passer la nuit.

On repart le matin. La piste roule bien. Mais elle se termine en cul de sac au milieu du sable. Simon reprend le volant, on se retrouve vite enlisés. C’est reparti, on sort les plaques, la pelle, les chaînes. À force de creuser, de pousser, de pester, on finit pas rejoindre les cailloux. Il faut maintenant trouver la bonne piste. On voit la fumée des voitures au loin. On arrive péniblement à rejoindre une piste potable. Ça fait beaucoup rire les enfants “c’est mieux que les montagnes  russes !”, mais nous on serre les dents. On a perdu deux heures … La route est un peu pénible mais d’un coup, on ne sait pas pourquoi, elle devient meilleure. On se fait doubler par des minibus de touristes qui semblent se tirer la bourre.

Il est 15h, les enfants se réveillent de leur sieste, l’heure du déjeuner ! Une pause qui nous permet de constater qu’un des amortisseurs a été mal monté, il fait un bruit d’enfer. Simon le ressert, mais ce n’est pas suffisant.

On est à côté des dunes de Khongoryn. Il y a plein de camps de touristes. On s’arrête pour trouver des outils et de l’aide pour réparer l’amortisseur. Au final, Simon enlève le nouveau silentbloc pour remettre l’ancien. Pendant ce temps, les enfants font l’admiration des GO du camp de touristes. En particulier les cheveux d’Hanaé (bien que pas coiffés). Le chauffeur qui a donné un coup de main à Simon réclame un peu d’argent. Il lui laisse 10000 turigs (soit 3,50€). On peut repartir.

On s’approche tant qu’on peut des dunes en camping-car. On termine à pieds. C’est magique, il y a un petit ruisseau et donc de la belle herbe verte. Et d’un coup, sans transition, on se retrouve dans le sable ! On grimpe en haut d’une dune. On n’entend malheureusement pas le chant des dunes.

On rentre avant la tant redoutée “tempête de sable” d’Hanaé (en fait, un bon coup de vent ….).

La nuit est un peu trop courte. Mais on doit reprendre la route vers les “flaming cliffs”.

7 thoughts on “Dans le désert

  1. Merci ! En voilà de beaux paysages en effet, Cyprien aurait bien envie de courir dans les dunes avec Hanaé et Mathis… Quelle aventure !

  2. Tiens, j’ai l’impression qu’hanaé à fait une p’tite poussée de croissance… En tout cas, encore de magnifiques photos et d’incroyables paysages !

  3. Toujours des photos magnifiques, la nuit sans pollution lumineuse quels champs d’étoiles, les chevaux, le contraste des couleurs, le faucon (c’est un vrai ou un empaillé?).
    Tout ça ça se mérite si je comprends bien.
    Merci pour ce partage.

    1. Si tu parles de l’oiseau de l’article sur la statue de Gengis Khan, en fait il s’agit d’un aigle. Ils sont encore utilisés ici pour chasser.
      Oui, ça se mérite et ça fatigue 😉

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