Temple bouddhiste d’Amarbayasgalant

Amarbayasgalant, c’est ici :

Pour arriver à ce temple, il faut emprunter une piste sur environ 35km. Le début se passe assez bien, la piste est caillouteuse et assez plate. C’est après 10km que ça se corse. Ça commence à monter et descendre, c’est plutôt terreux. On recouvre l’ensemble de l’intérieur du camping-car d’une poussière rougeâtre … Il nous faut trois heures pour atteindre le temple. Éprouvant pour le chauffeur !

Dans la nuit, un bruit me réveille. Il pleut. Je pense au trajet du retour. Mais me rendors en me disant que ça aura le temps de sécher !

Oui, mais voilà, le matin, il pleut toujours … Puisqu’on y est, on va visiter le temple. Il s’agit d’un monastère dont le nom signifie « monastère de la félicité tranquille ». C’est un des rares monastères a avoir échappé à la destruction par les purges soviétiques. Certains bâtiments ont été pillés mais le bâtiment central a été épargné. Il a été construit entre 1727 et 1737 pour déposer les restes du chef religieux Zanabar. Ce temple présente clairement les influences chinoises, mongoles et tibétaines.

On se promène autour des bâtiments, on fait tourner les moulins de prière, on observe les moines en train de prier. On monte au pieds du Bouddha. Il pleut toujours alors on va se réchauffer dans une yourte. On se réconforte autour d’une bonne soupe chaude. Et on a raison de le faire. Parce que la route du retour est une véritable épreuve !

La pluie a rendu la piste impraticable. C’est très boueux et le Bigorneau se met à marcher en crabe ! On se plante une première fois, on arrive à s’en sortir avec les plaques de désenlisement. Un peu plus loin, on est de nouveau bloqués. Cette fois les plaques sont inefficaces. On chausse les chaînes. Il y en a une qui explose. On croise un 4*4 qui nous tire pour nous en sortir. Sur la suite du chemin, on n’arrête pas de sortir les plaques. En bas d’une descente, on se plante dans la boue. Heureusement, il y a du monde pour nous pousser. Seulement une fois sortis de là, le camping-car s’enlise bien penché sur le côté. Grâce aux gens encore là et à la chaîne encore valide, on s’en sort. Sur le reste du chemin, on garde les chaînes. Simon arrive à faire une réparation de fortune sur celle qui est abîmée. Il est sans arrêt obligé de sortir pour voir par où l’on peut passer. Et puis tout à coup, c’est le soulagement ! On arrive enfin sur la piste plate et caillouteuse. On voit la route au loin ! Il nous aura fallu huit heures pour faire ces 35km … En mongole, « voiture » se dit « machina », ce mot prend tout son sens après l’épreuve de la piste que l’on vient de subir.

La prochaine fois qu’on prévoit de faire de la piste, on vérifie la météo avant de partir ….

10 thoughts on “Temple bouddhiste d’Amarbayasgalant

  1. Salut les Bigorneaux, vous avez sûrement plus utilisé les chaînes sur 35km dans la boue que chez vous sur la neige. Que de paysages magnifiques, vous pourriez nous ramener une yourte dans vos valises? Bon voyage et gros bisous à toute la famille.

    1. Ouais mais tu vois, en bons monchus, on n’est pas capables non plus de les mettre dans la boue, et ça pète !
      Pour la yourte, je crois qu’il y a des gens qui le font. Le problème c’est plutôt qu’on a encore de la route à faire. Mais ce serait effectivement du plus bel effet auprès de votre châlet 🙂

  2. Le salaire de la peur revisité!
    Quelle aventure et quels paysages! Encore de belles photos 🙂
    « Vous gagnez un niveau : routards-baroudeurs »

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