L’île d’Olkhon

Au réveil, la vue est magnifique. Devant nous, une petit plage qui donne sur le lac. Autour de nous, la steppe.

Simon se rend compte qu’on a échappé à une catastrophe. Hier, nous nous sommes arrêtés juste devant un gros trou dans lequel on aurai pu coincer la roue. C’est beau l’instinct !

On est à quelques kilomètres de la ville. On a juste pris un petit chemin pour s’écarter de la route. Seulement voilà, il a plu une bonne partie de la nuit. Le chemin est donc complètement gadoueux. On s’embourbe, impossible de remonter. Pendant que Simon cherche comment faire pour se sortir de là, Hanaé commence à paniquer à l’arrière : « on ne va jamais pouvoir sortir, et on n’ira jamais en Mongolie ! ». Je tente de la rassurer, et je finis par lui mettre un épisode de « Mouk » pour qu’elle se tienne tranquille ! Quelques coups de pelle après, Simon a installé les rampes de désenlisement. Il le suggère de pousser un peu. Pas sûre que ça fasse beaucoup d’effet, mais il se sort de ce bourbier et arrive à rejoindre un coin un peu plus herbeux. Reste à trouver un endroit pour rejoindre la route. Ça se fait finalement sans trop de problèmes. Par contre, la route est elle aussi très boueuse.

Olkhon est l’île la plus grande du lac Baïkal. Elle fait 71km de longueur. La « route » permet d’aller jusqu’à la ville de Khoujir. Au delà, ce n’est praticable qu’en 4*4. L’île  est considérée comme le centre sacré du monde des chamans du nord, et le centre suprême est représenté par le rocher des chamans. Les corps des chamans y étaient autrefois brûlés. Elle est habitée en grande majorité par des bouriates, un peuple d’origine turco-mongole aux croyances métissées entre le bouddhisme tibétain et le chamanisme.

C’est impressionnant comme le paysage change en quelques kilomètres. Nous avons d’abord traversé la steppe. Et après la ville, on est directement dans une forêt de conifères. On ne fait pas l’expédition en 4*4 de l’autre côté de l’île. Dommage, c’était l’occasion de monter dans un de ces petits bus qui fait tellement envie à Simon ! On s’approche tant qu’on peut du rocher des shamans. On fait quelques ricochets sur le lac. On croise des poteaux entourés de rubans. Il semble qu’il s’agisse des limites entre les différents clans. Il est de bon ton de laisser une offrande au pied des poteaux : pièces ou lait.

On reprend le ferry pour dormir de l’autre côté. Simon en profite pour nettoyer l’avant du camping-car et les plaques de désenlisement. Mais aussi remplir le réservoir d’eau. Selon la légende :

  • si on trempe ses mains dans le Baïkal, on rajeunit de 5 ans
  • si on trempe ses pieds dans le Baïkal, on rajeunit de 10 ans
  • si on se lave le visage dans le Baïkal, on rajeunit de 15 ans
  • si on se baigne entièrement (mais sans plonger la tête), on rajeunit de 20 ans
  • si on se baigne entièrement (tête comprise) dans le Baïkal, on rajeunit de 25 ans.

Vu le nombre d’allers-retours qu’il a fait, il en a gagné des années !

3 thoughts on “L’île d’Olkhon

  1. nous avions hésité à faire ce détour de près de 600Km pour se rendre sur l’île d’Olkhon. Nous n’avions pas d’info sur les Ferry donc n’étions pas sur de pouvoir y allez avec le camping-car. Nous avions également peur de trouver un lieu trop pollué par la tourisme de masse et sans intérêt réel. Et enfin, avec la météo pluvieuse et se disait que la vue serait bouchée. Mais après tout, ce serait trop bête de passer à côté de cette île, et c’est peut-être la seule occasion dans notre vie d’y allez. Alors nous avons fait la route. Et là une fois arrivé, la surprise fût de taille: des paysages grandioses qui n’ont absolument rien à voir avec la Russie que nous venions de traverser. Quand à la météo, le ciel couvert a permit des jeux de lumière sublimes que nous n’aurions pas eu avec un grand ciel bleu. On en pris plein les mirettes et on en redemandait.

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